Le circuit court, une valeur clé de la Mili’Tambouille

Une histoire de respect
Vous avez cliqué sur cet article ? Pas de doute, vous avez quelques notions de savoir-vivre. Sans jugement, bien sûr.
Comme la Mili’Tambouille, vous partagez une valeur fondamentale : le respect ! Et oui, somme toute, le circuit court, c’est une histoire de respect. Respect du cycle des aliments, respect des producteurs et agriculteurs par une rémunération décente, respect du produit non trafiqué, non pollué et consommé quelle que soit sa forme ou sa couleur.
S’alimenter en circuit court, c’est aussi consommer de saison. C’est manger un légume « moche » mais qui a vraiment du goût ; c’est aussi aller à la rencontre des producteurs et connaître la traçabilité des aliments qu’on met dans son assiette. C’est réduire les déchets en consommant ce qui est vendu en direct. Par exemple : une carotte importée d’Espagne a plus de risques d’être jetée pour cause de mauvaise conservation ou à cause de sa forme qu’une carotte achetée chez votre producteur de proximité. De plus, en allant vous-même acheter vos produits, moins d’emballages plastiques seront utilisés. Ne serait-ce pas le début de la sobriété ?
Un geste politique ?
Difficile de passer à côté du mouvement des agriculteurs de début 2024. Le contexte politique (guerre en Ukraine), l’inflation et la concurrence déloyale ont été les raisons de ces manifestations. Aujourd’hui, un certain nombre d’aides ont été mises en place, mais elles sont encore largement insuffisantes. Consommer local est une façon de résister et de se battre aux côtés des agriculteurs.
Autre facteur aggravant dans ce contexte déjà fragile : le dérèglement climatique (sécheresse puis pluies torrentielles) a bouleversé et affaibli les productions agricoles en cette année 2024.
Ensuite, il faut savoir que dans le cycle de vente d’un aliment — producteur à grossiste, grossiste à commerçant, commerçant à client — il y a l’impératif du prix bas pour le consommateur. Et pour l’obtenir, il va être demandé à certains de faire un effort, et c’est évidemment sur bibi que ça tombe ! Vous êtes surpris·e ? On continue avec un dernier argument de type économique (ne le sont-ils pas tous ?) qui va achever de vous convaincre : en consommant dans la grande distribution, le chiffre d’affaires généré va directement dans les poches des investisseurs des grandes chaînes de distribution, alors qu’en circuit court, l’argent est forcément utilisé et redistribué localement. Vous contribuez non seulement à soutenir votre producteur, mais aussi tout le territoire local.
Meilleure performance, non ?
Vivre dans son temps, c’est manger de saison
Mais alors, comment consommer en circuit court ? Si vous habitez à Rennes, vous pouvez déjà vous rapprocher de l’association de quartier VRAC, partenaire de la Mili’Tambouille. On vous encourage fortement à venir visiter notre potager et pourquoi pas vous en approprier un bout ? Sinon, vous pouvez acheter vos produits dans les fermes avoisinantes en allant faire un tour sur le site des amis de la ferme à Rennes afin de réserver votre panier en AMAP.
En consommant uniquement de saison, vous réapprendrez à cuisiner des légumes dont vous n’aviez pas entendu parler depuis cette fameuse soupe à la grimace de votre grand-mère lorsque vous étiez enfant. Et oui ! Si je vous dis panais, opinambour, céleri-rave, blettes, salsifis, radis noir et cardon, relèverez-vous le défi de les cuisiner et d’en faire un plat digne du festin de Babeth ?
Pas de panique, la Mili’Tambouille va fournir tout un tas de recettes pour passer un hiver réconfortant et en circuit court. Mais d’ailleurs, vous en connaissez sans doute déjà certaines ? Et si vous veniez un jeudi soir à la Mili’Tambouille pour nous les présenter ?
Ce serait l’occasion d’une soirée thématique : cuisiner dans son temps

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